Agriculture urbaine

Huit milliards de personnes vivront en ville en 2050. Pour accompagner cette urbanisation croissante tout en mettant en place la transition agroécologique, Eiffage multiplie les initiatives d’agriculture urbaine sous différentes formes : sous serre, verticale, horizontale, en pleine terre, hors-sol (en bac, aéroponie, aquaponie, hydroponie), en toiture, au sol, en sous-sol, en façade, privative ou encore partagée.

La nature en ville : un atout pour les projets d’aménagement

Nous intégrons de plus en plus l’agriculture urbaine à nos projets d’aménagement, afin de sensibiliser les populations et de réintroduire la nature et la production maraîchère en ville. Cette nouvelle pratique de ferme urbaine apporte de nombreux bienfaits écosystémiques aux collectivités et aux habitants des villes : gain de biodiversité, promotion des circuits courts, du bien-être, meilleure gestion des eaux pluviales… Les bénéfices sur les plans sanitaire et écologique sont considérables.  

C’est aussi une façon de revaloriser les espaces actuellement sous-utilisés comme les façades, les toitures, les sous-sols et les espaces extérieurs. Une opportunité de taille dans un contexte où la pression foncière est très forte.

Des projets pionniers d’écologie urbaine en cours

Le futur écoquartier conçu par Eiffage, en cours de construction à Châtenay-Malabry, qui s’étendra sur 20 hectares, fera la part belle aux espaces végétalisés. Une grande promenade plantée y sera aménagée. Une ferme urbaine de 1 hectare est également prévue, dont la production agricole devrait atteindre 6 000 tonnes par an. Elle permettra de répondre aux exigences d’une agriculture raisonnée, privilégiant les filières courtes. Fruits et légumes seront vendus directement aux écoles et aux habitants du quartier à travers un tiers-lieu.  

De même, la zone d’aménagement concertée (Zac) Parc d’affaires à Asnières-sur-Seine associera agriculture urbaine et insertion sociale. Près de 1,7 hectare de toitures sera exploité sous forme de terrasses productives ou de jardins partagés. Sans oublier bien sûr la dimension pédagogique, participative et sociale du projet. Avec des résultats concrets : quatre agriculteurs urbains seront embauchés pour permettre la production de 30 000 bouteilles de jus et de 7 000 barquettes de petits fruits. 

Focus

Agriculture hors sol : alternative à l’agriculture traditionnelle où les fruits, légumes et plantes poussent dans la terre, l’agriculture hors-sol désigne une agriculture qui est réalisée hors de terre. Elle est développée en intérieur dans des serres ou des environnements fermés ou contrôlés.  

Aéroponie, hydroponie, aquaponie : ce sont différents types de culture hors-sol où des vaporisations – l’aéroponie – ou des solutions aqueuses – l’hydroponie – se substituent à la terre pour apporter les nutriments nécessaires à la culture. L’aquaponie mélange quant à elle aquaculture et hydroponie, au sein d’un circuit fermée où l’eau qui alimente la culture provient d’aquarium où elle est enrichie par les excrétions de poissons. Cela permet de purifier l’eau et de la faire circuler indéfiniment, ce qui créé un cercle vertueux. 

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