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Restaurer la biodiversité 
grâce au génie écologique

Les grandes infrastructures autoroutières et ferroviaires, comme la LGV BPL ou les réseaux APRR et AREA, qui traversent nombreux paysages et milieux naturels, constituent des exemples d’application concrète de notre savoir-faire en génie écologique, une filière en plein développement située au cœur de notre offre biodiversité.

Développer les activités de génie écologique

Le génie écologique correspond à l’ensemble des techniques et projets qui ont pour objectifs de renforcer la résilience des écosystèmes, par la reconstitution des milieux naturels, la restauration des milieux dégradés et l’optimisation de fonctions écosystémiques existantes. Il s’agit d’un marché en cours de structuration. En février 2020, convaincu du potentiel des métiers du génie écologique, à la fois en termes d’activités et d’emplois, Eiffage a franchi un premier pas structurant en adhérant à l'Union professionnelle du génie écologique (UPGE).  

Face à la hausse de la demande pour ce type de prestations, en particulier de la part de la commande publique, nous développons notre activité et notre expertise en génie écologique en complémentarité avec le tissu d’entreprises spécialisées dans ce domaine, afin de garantir l’équilibre avec les PME partenaires. L’entrée se fait principalement via les travaux de terrassement de volumes relativement importants, ou bien les marchés d’un montant important et où il est possible de s’associer avec d’autres acteurs.  

Appliquer le génie écologique dans les territoires : l’exemple de la LGV BPL

Inaugurée le 1er juillet 2017, prolongement de la ligne Paris-Le Mans lancée en 1989, la LGV « BPL » (Ligne à grande vitesse Bretagne-Pays de la Loire) est le plus grand chantier jamais réalisé par Eiffage. Le programme de compensation écologique de la LGV BPL est aujourd’hui considéré comme un exemple pour les entreprises du monde entier. En dehors des compensations régies par les réglementations en vigueur, nous avons en effet expérimenté, sur la base du volontariat, nombreuses voies de préservation et d’amélioration de la biodiversité dans les territoires adjacents à la ligne.  
 
Pour ce faire, nous avons notamment testé en 2010-2013 le Fonds d'Intervention pour le Patrimoine Naturel (FIPAN), un mécanisme de financement d’actions de restauration écologique, conçu par la société de génie écologique bretonne Dervenn et mis en œuvre en partenariat avec l’association environnementale Green Cross France & Territoires. Son but : développer un modèle économique reconnaissant le vivant et la biodiversité comme bases de la création de valeur. Le FIPAN BPL a notamment permis de financer des études ainsi que des travaux sur des parcelles agricoles identifiées pour leur intérêt en termes de services écologiques, en particulier en lien avec l’épuration de l’eau. 500 mètres de haies et une dizaine d’arbres ont ainsi été plantés afin de favoriser l’infiltration des eaux, des nichoirs pour oiseaux ont été installés et les berges de l’Yaigne ont été renaturées.  


Cette expérimentation démontre que des acteurs volontaires peuvent s’organiser et réaliser des actions de terrain, chacun apportant son savoir-faire respectif. Enfin, elle valide le modèle d’un projet territorial de génie écologique basé sur le concept du paiement pour la maintenance des services écologiques et permet de se tourner vers d’autres acteurs et habitants locaux intéressés par la démarche. 

Participer à la transition écologique à l'echelle locale, est-ce possible ?

FIPAN

Dans une démarche de promotion des savoir-faire du groupe en matière de génie écologique et de partage avec les autres acteurs du domaine, Eiffage publie régulièrement des retours d’expériences sur la plateforme du centre de ressources du génie écologique : reconstitution de milieux naturels, restauration de milieux dégradés, optimisation de fonctions assurées par les écosystèmes

Chiffres clés de la LGV BPL
  • 218 hectares

    de bois replantés

  • 477 hectares

    d'habitats recréés

  • 275 ouvrages hydrauliques

    édifiés le long de la ligne pour faciliter la circulation des animaux

La LGV BPL : un projet exemplaire sur le plan environnemental

La mise en place d’un observatoire pour suivre la performance 
Par ailleurs, afin de mesurer les impacts durables de la LGV BPL sur les territoires traversés, un observatoire a été mis en place dès 2012 et pour une durée de 10 ans après la mise en service de la ligne. Regroupant diverses parties prenantes locales ainsi que SNCF Réseau et Eiffage Rail Express, cet organisme scientifique analyse les enjeux et opportunités liés à l’arrivée de la LGV, tant sur le plan environnemental que socio-économique.  Dédié à la mesure des retombées économiques et écologiques de la LGV, l’observatoire témoigne de l’engagement sociétal d’Eiffage au service de l’aménagement des territoires. 

Préserver le patrimoine naturel traversé par les autoroutes

Corridors biologiques, observatoires, protection des cours d’eau, projets d’apiculture, passages à faunes, tonte raisonnée, abris pour les animaux… APRR et les autres concessions autoroutières d’Eiffage, s’appliquent à protéger la faune et la flore sur les 10 000 hectares qui composent le patrimoine naturel qui entourent les réseaux autoroutiers d’Eiffage (APRR, AREA, A’liénor, Adelac et le Viaduc de Millau ).  

L’ensemble de l’activité d’exploitation autoroutière d’APRR est d’ailleurs certifié ISO 14001 pour la prise en compte des impacts environnementaux qu’elle génère. Mise à jour en 2017, la démarche concerne tous les impacts environnementaux de l’autoroute, en fonctionnement normal, lors d’accidents ou encore en cas d’événements météorologiques. La maîtrise de ces impacts fait l’objet de politiques thématiques : eau, bruit, déchets, espaces naturels... La gestion du patrimoine environnemental garantit l’efficacité dans la durée des ouvrages de protection de l’environnement et de la ressource en eau. 

Les actions de mécénat environnemental

Face aux pressions qui pèsent lourdement sur la biodiversité et en particulier les conséquences négatives provoquées par l’artificialisation croissante des sols, la fragmentation des territoires et la destruction des écosystèmes naturels, mais également les collisions avec la faune sauvage, Eiffage souhaite prolonger son engagement en faveur de la biodiversité par des actions de mécénat concrètes sur le terrain.

Soutenir des partenaires engagés dans la lutte contre l’érosion de la biodiversité, c’est contribuer, de manière encore plus directe, à la préservation du vivant, en complément des actions réglementaires d’évitement, de réduction et de compensation (ERC) des impacts mises en œuvre tous les jours par les entités du Groupe.  

C’est pourquoi plusieurs conventions de partenariats ont été signées par Eiffage ou ses filiales, parfois depuis plusieurs années, afin de soutenir des actions de protection et de gestion de la biodiversité. Quelques exemples de ces actions :  

  • réintroduction du vison d’Europe par la reconquête de ses habitats naturels, via le programme LIFE Vision porté par la Ligue pour la protection des animaux (LPA) ; 
  • protection des grands rapaces dans les causses cévenols, au droit du Viaduc du Millau notamment, via le programme dédié porté par la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) ; 
  • défense des tortues terrestres menacées, telles que la tortue d’Hermann, via un mécénat de compétences avec la Station d'observation et de protection des tortues et de leurs milieux (SOPTOM) pour l’ouverture du nouveau centre d’accueil et de soins des tortues à Carnoules dans le Var en 2019, ainsi qu’au Sénégal ; 
  • défense du Lynx boréal, espèce protégée menacée selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) avec l’association agréée ATHENAS dans le Jura ; 
  • préservation des platanes le long du canal du Midi, véritable patrimoine naturel, par un soutien aux actions de lutte contre le chancre coloré qui affecte ces arbres remarquables, via un mécénat avec Voies Navigables de France (VNF). 
BrunoBerthemy/Eiffage
Voir aussi
Génie écologique