Fondation Eiffage : témoignages croisés d’un mentorat réussi entre un collaborateur d’Eiffage et son étudiant

06.02.2020
Fondation Eiffage : témoignages croisés d’un mentorat réussi entre un collaborateur d’Eiffage et son étudiant

La Fondation Eiffage soutient l’association Article 1 qui œuvre pour la diversité et l’égalité des chances. Des collaborateurs du groupe s’engagent bénévolement pour mentorer des étudiants issus de milieu modeste et favoriser leur réussite. Témoignages d’un mentorat réussi entre Pierre Bureau, directeur d’exploitation Hydraulique chez Eiffage Génie Civil et Kevin Corouge, étudiant en prépa ATS qui a intégré l’INSA Toulouse.
 

L’association Article 1 accompagne 12 000 jeunes issus de milieux modestes afin de favoriser la réussite de leur orientation, de leurs études puis leur insertion professionnelle. Depuis 2015, la Fondation Eiffage soutient l’association financièrement et aux travers l’engagement bénévole de ses salariés.
Partout en France, des collaborateurs du groupe Eiffage s’impliquent bénévolement pour accompagner via le mentorat des étudiants prometteurs issus de milieu modeste pour favoriser leur réussite et leur intégration dans le monde professionnel.
 
La Fondation Eiffage a interrogé Pierre Bureau, directeur d’exploitation Hydraulique chez Eiffage Génie Civil depuis 2017, et Kevin Corouge, l’étudiant qu’il a accompagné via l’association Article 1 pendant un an.
 
 
Pierre Bureau, qu’est-ce qui vous a amené à vous impliquer dans ce mentorat avec Article 1 ?
P.B. J’ai été très sensible aux messages et objectifs portés par Article 1 sur l’égalité des chances et le soutien des élèves issus de milieux populaires. Ce message a été relayé par la fondation Eiffage dans une newsletter générale, cherchant des volontaires pour s’engager avec l’association (Passeport Avenir à l’époque).
 
En quoi consiste votre rôle de mentor et que vous apporte-t-il ?
P.B. Mon rôle consiste principalement à répondre à des questions diverses, soutenir et motiver le mentoré ! Relativiser également sur certains éléments liés aux études supérieures en apportant une part d’expérience et de vécu.
Mon implication avec Article 1 ne représente que quelques heures par mois. L’année dernière, avoir permis à Kevin d’atteindre ses objectifs et d’évoluer plus en confiance pour la suite de ses études apporte une certaine satisfaction et une note positive pour la suite !
 
Où en êtes-vous dans le mentorat ?
P.B. C’est ma troisième année avec Article 1, le mentorat débute bien avec un troisième jeune soutenu. Je reste en contact avec Kevin, avec qui nous avons échangé l’année dernière de manière très positive à mon sens. La première année n’a pas été très réussie, les échanges sont restés très limités avec le jeune qui n’a pas osé me solliciter suffisamment.
 
Que diriez-vous aux collaborateurs d’Eiffage pour les encourager à s’engager solidairement ?
P.B. Participer au programme d’Article 1 de mentorat n’est pas chronophage (le jeune n’a pas plus de temps libre que vous s’il est en cycle préparatoire) et pourtant apporte beaucoup dans la construction du projet professionnel et dans la confiance du jeune vis-à-vis de cette phase importante de sa vie.
 
Kevin Corouge, pouvez-vous nous présenter votre parcours ?
K.C. J’ai obtenu un baccalauréat scientifique en 2016. Ne sachant pas trop quoi faire, je me suis orienté vers un DUT Mesures-Physiques (IUT Saint-Nazaire) qui est connu pour être très généraliste (Donnant un bon niveau en mathématiques et en sciences). Une fois mon diplôme obtenu, j’ai voulu intégrer une école d’ingénieur. N’ayant pas le niveau requis, j’ai décidé de passer par la case prépa ATS (Adaptation Technicien Supérieur). C’est une année de préparation aux grandes écoles ouverte aux DUT et BTS qui ressemble beaucoup à la CPGE MPSI (Maths physiques sciences de l’ingénieur). Cette année a été une année très intense mais qui m’a permis d’intégrer l’INSA Toulouse en génie des procédés et environnement. Je souhaite plus tard travailler dans le domaine de l’environnement et plus particulièrement de l’énergie.

Qu’est-ce qui vous a amené à vous lancer dans ce mentorat avec Article 1 ?
K.C. Venant d’un milieu technique (DUT), on nous a vite appris l’importance d’avoir un réseau. De plus, Pierre m’a permis de me préparer aux entretiens oraux proposés par les écoles d’ingénieur. Il a répondu à beaucoup de mes questions et reste aujourd’hui un appui important.

En quoi consiste l’accompagnement ?
K.C. Pierre m’a bien préparé aux oraux (savoir se présenter, se préparer à certaines questions, possibilité de faire un entretien en anglais …). Il m’a aussi aidé à perfectionner mon CV, à écrire mes lettres de motivation. Il m’a aussi conseillé dans le choix des concours à faire (pour les différentes écoles d’ingénieur). Il m’a aussi donné des conseils pour me préparer aux écrits.
Sur un plan moins scolaire, nous sommes allés visiter un château d’eau en construction (voir photo). Ayant des notions en hydraulique, il était très intéressant pour moi d’aller visiter le chantier d’un château d’eau. Cela permet de mettre des images sur la théorie. Ca m’a aussi permis d’échanger avec des professionnels sur le terrain.

Où en êtes-vous dans le mentorat ?
K.C. Je suis toujours en contact avec Pierre et je compte le rester. Je renouvelle l’expérience cette année avec un nouveau mentor car il est important pour moi d’avoir des avis différents. Cela me permet aussi d’emprunter le carnet de contacts de mes mentors. En effet, en école d’ingénieur je vais être amené à réaliser plusieurs stages. C’est dans ce genre de situation qu’il est important d’avoir un réseau.

Qu’en retirez-vous ?
K.C. Ce programme est pour moi très constructif. Il permet de se préparer dans le cas de concours. Il est aussi très intéressant d’être en relation avec un professionnel. C’est souvent le plus à même de répondre à nos questions. C’est pour toutes ces raisons que j’ai décidé cette année de devenir moi-même tuteur d’un collégien en 3e.

Que diriez-vous aux étudiants qui s’interrogent sur Article 1 ?
K.C. Je leur dirai de se lancer. Certes au début on pense que c’est compliqué, que ça va nous prendre énormément de temps. Au final, j’ai suivi ce programme en classe préparatoire (le temps est très précieux) et très honnêtement je suis très heureux d’avoir passé du temps avec mon mentor afin qu’il m’aide à me préparer aux oraux, répondre à mes questions, corriger mon CV et mes nombreuses lettres de motivation. C’est vraiment une aide que l’on a tendance à sous-estimer. De plus, les écoles ne proposent pas toujours des entraînements pour faire des entretiens (ou alors ce n’est pas vraiment personnalisé). Je pense vraiment que l’on part avec une longueur d’avance en profitant des services offerts par Article 1.
 
 
Plus d’informations sur la Fondation Eiffage : https://www.eiffage.com/home/groupe/fondation-eiffage-1.html
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