Fondation Eiffage : témoignage d'un parrain engagé

01.04.2019
Fondation Eiffage : témoignage d'un parrain engagé

Bernard Héritier, ex-directeur technique de la branche Infrastructure a parrainé le projet Capa’Cité de l’Armée du Salut auprès de la Fondation. Il revient pour nous sur ses engagements solidaires et son rôle de parrain.  

Qu’est-ce-qui dans votre parcours vous a mené vers l’engagement solidaire et à parrainer Capa’Cité?
J’ai eu des engagements associatifs en milieu universitaire, sportif, professionnel. En école d’ingénieurs, il y avait les études mais aussi  la vie de la résidence avec de nombreuses activités associatives et culturelles. C’était une ouverture et un enrichissement.
Dans la vie professionnelle, j’ai participé à la création de plusieurs associations.
Sur le plan de l’insertion, j’ai  été sensibilisé par ma femme, chargée d’insertion. A travers son association, j’ai découvert ce milieu, j’ai aidé de manière informelle  à l’insertion d’une dizaine de personnes dans le groupe Eiffage en utilisant mon réseau interne. J’ai pu constater que les réseaux étaient efficaces, là où les structures officielles sont inopérantes.
 
Lorsque l’Armée du Salut, à travers un contact personnel, m’a sollicité pour  parrainer le chantier d’insertion Capa’Cité, j’ai tout de suite accepté. Depuis mon enfance, je les ai vus s’occuper de personnes en difficultés. De simple donateur, je suis devenu un peu plus acteur, modeste il est vrai.
 
Quels sont vos implications  associatives et que vous apportent-elles?
En plus de mon poste à mi-temps de directeur de la Revue Générale des Routes et de l'aménagement (RGRA), qui me permet de garder des liens avec la profession et d’essayer de transmettre des connaissances,  je porte un projet au sein d’une association de ma commune, Orsay. Je pilote le troisième projet « eau et assainissement » à Doutchi (Niger) qui a pour but d’apporter l’eau potable à plus de 25 000 personnes en partenariat avec des partenaires nigériens. Le projet actuel porte sur 4 villages ruraux, un « rêve qui s’accomplit » selon les maires des communes.
 
Mon engagement associatif me fait prendre conscience des difficultés que rencontrent les  associations, pour le montage des projets et la pérennité des financements.
 
Ce que j’apprécie dans ces projets, c’est l’immédiateté du résultat. Je retrouve le coté concret que j’ai apprécié dans ma carrière dans le BTP.
Ces engagements me donnent le sentiment d’être encore un peu utile, d’apporter des compétences, grâce à mon expérience et à mes relations.
J’ai un plaisir particulier à pouvoir monter des projets en Afrique (en France aussi !). Quand j’étais jeune ingénieur, j’ai travaillé sur plusieurs projets au Sahara, routes et aérodromes. Je connais le terrain, le contexte et je mesure encore mieux aujourd’hui l’étendue des besoins. Je sais que c’est important de s’impliquer sur ces territoires.
 
Que diriez-vous aux collaborateurs pour les encourager à s’engager solidairement ?
L’engagement social est une affaire personnelle. On vit ensemble alors pourquoi ne pas partager !
Il y a de quoi faire pour tout le monde : donner des cours aux enfants, distribuer des repas les soirs, accompagner des jeunes, gérer des projets solidarité… L’actualité des derniers mois est riche d’enseignements et le  champ est vaste pour s’impliquer dans la cité.
 
La fondation de l’Armée du salut gère un chantier d’insertion dénommé Capa’Cité hébergé dans le bâtiment Cité de Refuge construit par Le Corbusier dans le 13° arrondissement de Paris. Cet immeuble est  destiné à l'accueil, à l'hébergement et à la réinsertion sociale. La Fondation a permis de mettre en œuvre un parcours d’insertion supplémentaire, dans le domaine de l’évènementiel qui permettra de former 6 personnes aux métiers d’agent d’accueil, agent de sécurité, serveur, manutention ou encore préparateur audio.
 
En quoi consiste votre rôle de parrain du projet Capa’Cité ?
Le parrain participe au montage du projet, et doit faire en sorte qu’il aboutisse. J’accompagne  le projet  et je m’assure que tout est conforme avec les objectifs initiaux. J’aide également le porteur du projet, très actif et très sollicité, à prendre du recul.
Par ailleurs, le porteur du projet appartient au monde de la solidarité et veut allier celui-ci avec le monde de l’événementiel professionnel. Sur ce thème j’apporte un œil externe, sinon de  consultant, au moins d’utilisateur. Il est prévu que je participe à plusieurs événements avec un mini-audit.

Comment avance le projet Capa’Cité validé au comité de sélection de la Fondation de novembre dernier?
Le projet est prêt à être déployé et tous les achats sont faits. Le projet va rentrer dans une phase active à partir du mois de mars quand les personnes accompagnées vont pouvoir débuter leur formation. Début mars, je ferai un point avec Cédric Hervé (directeur Pôle ESS La Cité de Refuge) sur les personnes qui bénéficieront de ce programme, pour recaler le planning et préciser le rôle de chacun. Compte tenu du succès de leurs actions 2017/2018 (80 % de sorties positive dont 50 % dans les secteurs liés à la restauration), ils souhaitent essaimer le projet sur un autre site: le Palais du peuple.