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Dernière ligne droite pour la LGV Bretagne-Pays de la Loire

06.02.2017
Scrollez
Dernière ligne droite pour la LGV Bretagne-Pays de la Loire

Eiffage mettra en 2017 un point d’orgue au plus grand projet jamais réalisé par le Groupe : la ligne à grande vitesse Bretagne-Pays de la Loire (LGV BPL). 214 kilomètres de ligne nouvelle ont été construits dans le cadre d’un partenariat public privé signé le 28 juillet 2011 avec SNCF Réseau. Ils permettront de relier Paris à Rennes en moins d’1h30 à compter de la mise en service programmée le 2 juillet 2017. 

Vitrine commerciale grandeur nature, le chantier de la LGV BPL qui a mobilisé jusqu’à 4 500 personnes au plus fort des travaux, confirme, après la LGV Perpignan-Figueras et l’autoroute A65 Pau-Langon, le rôle d’Eiffage comme ensemblier et sa capacité à mener des très grands projets clés en main. 

La LGV BPL entre Le Mans (Sarthe) et Rennes (Ille-et-Vilaine), est le projet de tous les records. Côté génie civil, 26 millions de m3 ont terrassés, 227 ouvrages d’art, 11 viaducs, 7 tranchées couvertes et 5 sauts de moutons ont été construits par les équipes de la branche Infrastructures entre 2012 et 2014. 

Une fois la plateforme de génie civil achevée, les équipements ferroviaires qui constituent la voie, c’est-à-dire le ballast, les traverses et les rails, ont pu être posés. Débutés en 2014, ces travaux ont pris fin courant 2016. « De février à avril 2016, nous avons assuré le relevage de la voie pour la mettre à son niveau définitif, puis une équipe de trente personnes a mis en place les cinquante appareils de voies (aiguillages) nécessaires au fonctionnement de la ligne », détaille Patrick Havard, directeur de projet pour la pose de la voie. La dernière étape a consisté à « libérer la voie », une opération qui consiste à fixer les contraintes à l’intérieur du rail à une température de référence de 25°C.  

Eiffage Énergie, de son côté, a mobilisé sur la même période 700 personnes pour mettre en place l’ensemble des équipements ferroviaires hors voies : deux sous-stations électriques et 13 postes pour fournir l’alimentation de traction, artères câblées pour faire passer les réseaux et la fibre optique, 26 mâts GSMR pour implanter le réseau de télécommunication, 18 bâtiments techniques, trois systèmes de signalisation ferroviaire (TVM300, ERTMS I et II), le déploiement de la caténaire le long de la voie, la télésurveillance ou encore les systèmes de sûreté. La mobilisation sans faille des équipes a permis de mettre sous tension la ligne à l’automne 2016, conformément au planning initial : « La motivation et l’implication des équipes ont été la clé dans notre succès », se félicite Sidoine Serraj, directeur du projet côté Énergie. 

Le 21 novembre 2016, la campagne d’essais avec notamment les essais de montée en vitesse a pu débuter. L’ensemble de la section courante de la ligne a été qualifiée à 352 km/h fin janvier 2017 – autrement dit à la vitesse commerciale maximale prévue de 320 km/h, majorée de 10 %. C’est une nouvelle étape qui a été franchie en vue d’obtenir l’autorisation de mise en exploitation commerciale (Amec), préalable à la mise en service.

Les travaux de compensation environnementale seront, quant à eux, terminés fin février. Pour la première fois sur un grand projet d’infrastructure, la mise en œuvre de ces mesures sera achevée avant la mise en service, ce qui confirmera qu’Eiffage est « le mieux disant environnemental » comme l’avait souligné SNCF Réseau au moment de la signature de l’offre. De fait, 218 hectares de bois ont été replantés, 477 hectares d’habitats d’espèces protégées et 280 hectares de zones humides ont été recréés. Au total, 974 hectares de compensation environnementale ont donc été réalisés, soit 5% de plus que l’objectif. En outre, près de 300 ouvrages ont été aménagés pour faciliter la circulation des animaux de part et d’autre de la LGV et ainsi rétablir les « corridors écologiques » traversés. À souligner également l’effort de plantation réalisé sur ce projet, avec 1 200 000 arbres plantés, soit six par mètre linéaire de LGV. 

L’Amec obtenue, Opere, la filiale en charge de la maintenance, prendra alors ses pleines fonctions et assurera l’entretien de la ligne jusqu’en 2036. Opere interviendra à partir des deux bases de travaux ferroviaires installées à Auvers-le-Hamon (près de Sablé-sur-Sarthe) et à Saint-Berthevin (près de Laval) où a été installé le COBPL, le centre de supervision qui surveillera et contrôlera le bon fonctionnement de la LGV.