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La première pierre du centre d’enfouissement technique de Lomé est posée

04.11.2016
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La première pierre du centre d’enfouissement technique de Lomé est posée

La première pierre du centre d’enfouissement technique (CET) de Lomé a été posée le 29 octobre par le président de la République togolaise, Faure Gnassingbé, et le Premier ministre français, Manuel Valls, en présence de nombreuses personnalités des deux pays.
La branche Infrastructures d’Eiffage réalisera les travaux de ce projet structurant, qui permettra de recevoir et de traiter les déchets solides ménagers et industriels banals de plus de 1,5 million de personnes pendant les 20 prochaines années. Elle œuvrera en groupement avec Coved, l’un des leaders français de la gestion des déchets, et GER, un des acteurs majeurs du BTP au Togo.

Ce CET sera bâti sur le site d’Akepe, à 26 km au nord-ouest de la capitale, afin de prendre en compte l’extension géographique de l’agglomération du Grand Lomé, dans un lieu isolé des habitations, sur 80 hectares clôturés.
Les déchets seront enfouis avec une maîtrise totale de l’impact sur l’environnement, selon les standards européens.
La première phase de travaux durera 14 mois. Elle couvre le quart du site et comprend :
-    la construction d’une route d’accès sur 4 km depuis la route principale pour permettre l’accès des camions au site,
-    l’aménagement de la zone d’accueil qui intègre des bâtiments d’exploitation et des ponts de pesée des déchets,
-    la réalisation de 13 casiers étanches de stockage des déchets, nécessitant 300 000 m³ de mouvements de terre, la mise en place de matériaux imperméables en fond de casiers et la pose de 120 000 m² de membranes pour former une double protection,
-    la construction d’une zone technique pour traiter les jus et le biogaz issus de la dégradation des déchets, et qui sont collectés dans les casiers,
-    l’aménagement, enfin, de 4 km de pistes de desserte destinées à la fois à l’entretien et à l’exploitation du site.
Une tranche conditionnelle de travaux est d’ores et déjà envisagée pour doubler le nombre de casiers, et porter la capacité de réception du site de 1,3 million à 2,7 millions de tonnes de déchets.
Cet ambitieux projet financé par la ville de Lomé, l’Union européenne, l’Agence française de développement et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), va générer la création de 100 emplois locaux pour les travaux et l’exploitation du site.